A l'origine, le papier était donc un bien précieux, c'est-à-dire très coûteux, ce qui explique que l'Origami ne se soit pas ouvert immédiatement au grand public.
Réservé au cérémonies,ou rituels, l'origami était soumis à des règles de pliage très rigoureuses que l'on ne pouvait les apprendre qu'auprès maître. L'Origami de cérémonie servait à décorer les cruches de saké, ainsi dans les cérémonies religieuses, une feuille de papier plissée était placée autour du goulot des récipients de saké et servait de bouchon d'apparat, appelé mizuhiki. Pour les cérémonies de mariages, l'Origami avait une fonction symbolique, ainsi deux papillons de papier, le mâle ocho et la femelle mecho, que l'on fixait avec un ruban autour du goulot de deux cruches de saké représentaient les époux. Plus tard, on décrochait les deux papillons et on les posait l'un sur l'autre, on mélangeait le contenu des deux cruches et ainsi l'union était reconnue sacrée.
ll existe aussi, à côté des cérémonies, d'ailleurs encore pratiqués dans le Japon d'aujourd'hui, une forme traditionnelle du pliage japonais qui s'appelle le noshi.
Le noshi est un cornet de papier qui entoure une bande de papier jaune, et que les commerçants japonais fixent comme décoration sur les paquets cadeaux. A l'origine, noshi est une abréviation pour noshi-awabi, qui veut dire oreille de mer, et qui est un mollusque japonais que les marins emportaient, séchée, comme provisions.
Vers le XII ème siècle, le noshi séché est devenu une sorte de coutume, un cadeau que l'on rapportait d'un voyage pour un ami, un symbole d'amitié.
Aujourd'hui, la valeur sentimentale est devenu le symbolisme majeur du noshi, l'intérieur du coquillage étant symbolisé par la bande de papier jaune, et la coquille par le cornet.
Ainsi lors de la fête japonaise des poupées, on offre aux jeunes filles un rameau de pêcher en fleur, accompagné d'un noshi.